Hong Kong mon Amour

Hong Kong mon Amour

Hong Kong sonne à mes oreilles comme une incantation un peu magique, lourde d’histoire et de promesses d’aventures.

Hong Kong, en chinois, cela veut dire le « port parfumé« , ce qui rappelle tout à la fois son rôle de port franc au XIXe siècle, son image de porte d’entrée vers la Chine, de profusion de saveurs. Hong Kong, c’est l’ancienne île-Etat, les souvenirs de la présence coloniale qui côtoient les gratte-ciels brillants, ces tours à flanc de montagnes qui se jettent dans la mer, le phantasme des triades et les traces de la cité de non-droit, ville dans la ville, que fût la Citadelle de Kowloon jusqu’au début des années 1990. Quelque part, Hong Kong a un petit côté new-yorkais à mes yeux : ville de marchands, nourrie par la finance et les banques, qui ne semble jamais dormir, vit à 100 à l’heure, se joue de sa mauvaise réputation.

Comme New-York, j’ai découvert Hong Kong lors de mes vacances d’hiver, avec une amie, à un moment où nous vivions toutes les deux loin de France, et je suis tombée amoureuse. Je m’y sens bien. Marcher au milieu de cette agitation, des multitudes de petites boutiques, de trésors cachés me met le sourire aux lèvres. Je m’y sens vivante. Perdue dans la foule et libre.

Je suis retournée à Hong Kong cet été. Et si je reconnaissais certains lieux, et que des souvenirs remontaient au détour d’une rue, j’ai pourtant vécu une expérience complètement différente. Car Hong Kong est bien plus qu’une petite île (déjà pour la bonne raison qu’elle en compte plus de 260 îlots !), c’est la multitude de quartiers avec des âmes complètement différentes, des plages, des forêts, où l’on peut se perdre, et oublier la ville. Ce n’est pas la Chine (j’espère que la censure chinoise ne lira jamais ce post, sinon je peux dire adieu à tout visa futur..) et ce n’est pas le monde occidental. En venant de Chine, j’avais apprécié la facilité de pouvoir parler anglais, le plus grand effort accordé au style vestimentaire, la multitude des choix alimentaires. J’avais été impressionné par le nombre de temples, et surtout le fait qu’ils soient visités par des gens de tout âge (le fait religieux a beaucoup souffert en Chine continentale des campagnes maoïstes, même s’il est aujourd’hui sur le retour). J’avais découvert le parfum lourd de l’encens. En venant de Singapour, j’ai été surprise par le « joyeux bordel » (en même temps, je crois que nul lieu ne pourra égaler Singapour en terme d’organisation et d’amour des règles..), la tendance des vieux à remonter leur marcel sur le ventre (habitude typique des papis chinois). Et puis, l’autre raison pour laquelle j’ai sûrement vécu deux voyages complètement différents, c’est qu’en 2014, j’étais une étudiante fauchée, j’avais loué une chambre dans une auberge à Tsim Sha Tsui et manger au Food Republic nous apparaissait comme un grand luxe. Cette année, j’ai du dépenser plus en 3 jours qu’en une semaine de vacances, ayant réservé un AirBnB sur Central et ayant enchaîné restaurants de dim sum, fusion et brunch. J’ai d’ailleurs tellement mangé que je n’ai pris quasiment aucune photo (« I regret nothing » dit la poule du fameux gif, qui tourne sans fin) et la majorité des photos de cet article date en fait de mon 1er voyage.

Et sans plus attendre, voici les fameuses photos (et quelques adresses, parce qu’après tout, ne consulte-t-on pas internet en premier lieu pour ça?..)

Central / Soho / Mid-Levels

Sur l’île-même de Hong Kong, donnant sur la baie, Central est le coeur administratif de la ville depuis l’arrivée des Britanniques au XIXe. Aux bâtisses coloniales et administrations ont été ajoutés des parcs, les tours des banques. Hollywood Road et les rues adjacentes concentrent une multitude de restaurants sympas, de galleries d’art et d’antiquaires. Sur le flanc des collines à l’est, se trouve Mid-Levels, ses fameux escalators et ses condos, prisés des expats et des riches Hong Kongais. Les taxis rouges, qui ont l’air d’avoir au moins 20 ans, montent et descendent, zigzaguent, les uns derrière les autres. Depuis les rooftops des hautes tours de Central, ils ressemblent à des pixels écarlates, qui s’ajoutent les uns aux autres pour former un serpent qui glisse entre les collines.

Graham Street  et Peel Street (photos de gauche, haut et bas).
Hollywood Road et les rues alentours sont le paradis du Street Art. 

 Il se dégage des rues de Central une certaine poésie. Un grand chaos également.
Partout, des échafaudages, des bâtiments en construction, mais aussi des espaces restés vierges, ou abandonnés, et puis ces nombreux temples..

Man Mo Temple.

 

 Central, c’est aussi l’embarras du choix en matière de restaurants.

 

Yum Cha Dim Sum : Plusieurs restaurants à Hong Kong, carte assez variée et prix raisonnables, super Instagrammable.
TeaKha (茶。家) : Un salon de thé caché, petit bijoux avec une jolie déco, ambiance posée, et des gâteaux, parfaits et tartines délicieux. Parfait pour le brunch.
Uma Nota : Fusion brésilienne-japonaise. Coup de coeur pour les wontons frits aux épinards et le boeuf au fondant incroyable.

Iron Fairies: Un bar à cocktails (très bons et originaux !) à la déco surprenante, avec musique live.

 

 

Les Nouveaux Territoires

De l’autre côté de la baie, sur le continent, les Nouveaux Territoires s’étendent vers la Chine. Face à l’île d’Hong Kong, le trépidant quartier de Tsim Sha Tsui, avec toutes ses boutiques, du dé-stockage de cosmétiques coréens, aux malls de luxe, en passant par le prêt-à-porter et la contre-façon. Là non plus, les restaurants ne manquent pas. Pour ceux qui ne sont pas familiers des food courts, une visite s’impose (Food Republic est une bonne entrée en matière). Autre restaurant de dim sum, recommandé tant pour sa cuisine (il a reçu une étoile au Michelin) que pour son ambiance (familles en guoguette le weekend) : Fook Lam Moon (福臨門).

Un peu plus au nord, Mongkok est le quartier connu et reconnu pour son marché aux poissons (on parle ici de poissons rouges, vendus dans des petits sachets en plastique !), ses étales de gadgets plastiques et prêt-à-porter douteux, à proximité du marché aux fleurs.

Au nord-est, les quartiers de Sha Tin et Diamond Hill sont beaucoup moins touristiques. Plus excentrés, plus résidentiels, on entre dans le Hong Kong développé au cours des quarante dernières années. A Sha Tin, la grimpette pour accéder au temple des Dix mille Bouddhas permet de prendre un peu de hauteur sur la ville. Le monastère Chi Lin sur Diamond Hill est beaucoup plus calme et offre également un panorama dégagé.

Hong Kong Diamond Hill

Hong Kong Temples

Hong Kong Temple Chu Lin

Hong Kong temple des Dix Mille Bouddhas

Hong Kong Tsim Sha Tsui

 

 

Shek O / Aberdeen / Stanley & Repulse Bay

De retour sur l’île d’Hong Kong, sa pointe est (Shek O) et son flanc sud (Aberdeen, Stanley) ont des airs de stations balnéaires. Bien qu’abritées derrière des montagnes de granite (j’ai vérifié sur internet la nature des roches), les plages de Shek O et Big Wave ne sont pas vraiment difficiles d’accès. Depuis les métros Shau Kei Wan ou Chai Wan, on peut facilement rejoindre la plage en bus ou en taxi, si l’on ne souhaite pas faire le trek sur les crêtes du Dragon’s Back Trail. Au sud de l’île, lorsqu’on arrive à Stanley et Repulse Bay, on se croit de retour sur la côte méditerranéenne, et le bord de mer regorge d’options de brunch pour expats et Hong Kongais aisés.

Hong Kong Balnéaire

Hong Kong Plage

En haut à gauche: Repulse Bay, En haut à droite et Bas : Big Wave Bay.

 

 

Lantau Island

Lantau Island, la plus grande des îles de la Région administrative spéciale après celle d’Hong Kong, est connue pour son Bouddha Géant.

De tête (j’y étais allée il y’a 4 ans, lors de mon premier voyage à Hong Kong), nous n’avions pas pris le téléphérique (la pauvreté des étudiants, disais-je) mais je peux peut-être me tromper. Car après le téléphérique, il y’a encore une sacrée volée de marches pour monter jusqu’au temple, au pied du Bouddha. Au pied du sanctuaire, des petites échoppes proposent souvenirs et plats végétariens (sensément) semblables à ceux préparés par les moines, dans le but de recréer le goût et la texture de la viande. De nombreux chemins de treks sillonnent l’île, pour des promenades de 1h, quelques heures, ou une journée. Le village de pêcheurs de Tai O est également facilement accessible en bus, mais nous n’avions pas eu le temps de nous y rendre (c’était le 31 décembre, et on voulait rentrer pas trop tard à notre auberge pour se pouponner, avant d’aller au restau et de regarder le feu d’artifices, si vous voulez tout savoir).

Hong Kong Lantau Island

 

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Je pensais parler un peu de notre day-trip à Macao, mais l’article étant déjà très long, on gardera peut-être ça pour la prochaine fois où je retournerai à HK (et à Macao, ça semblerait logique). Sachez en tout cas qu’une poignée de compagnies effectuent plusieurs liaisons par jour. Le trajet prend 2h et coûte environ une trentaine d’euros, donc c’est tout à fait faisable sur une journée.

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Plus de (belles) photos et adresses :
– L’article sur le Blog de la Méchante, que j’ai découvert après mon dernier voyage… Les photos sont super jolies et quelques adresses sont listées.
– Le blog Milk Tea Time tenue par une Française expatriée à Hong Kong, pour une foultitude d’adresses et bons plans.
– Enfin, pour encore plus d’adresses de cafés et restaurants, le blog de Daniel (en anglais), qui compte 9 pages d’articles dédiés à Hong Kong.

 



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